8ème – EMBRUNMAN… C’est magique. J’apprécie le moment.

Salut les Nines,

il y a eu un jour pas tout à fait comme les autres ce 15 août… Parce que c’était ferié. Et qui dit jour ferié dit « jour de course »… Et qui dit « jour de course » dit… Non… Ne dit rien…
Rien, mais alors rien du tout Nine… parce que celui-ci de jour ferrié, et bah.. c’est pas une course comme les autres qui s’y déroule… Ce jour là, c’est EMBRUN…

5h59’59 » du matin. La planète terre s’arrête de tourner. Le monde du triathlon retient son souffle. 4000 spectateurs sont silencieux sur la digue pendant cette dernière seconde… Tu as 816 heures d’entrainement au compteur qui défilent devant tes yeux en une fraction de seconde. C’est maintenant que tout ce travail va s’achever… PAN. Non.. C’est pas l’ouverture de la battue. C’est le départ du 34ème Embruman.

Cette natation dans la nuit procure autant de spectacle aux spectateurs qu’à nous même… une sorte de schizophrénie s’empare de nous: on est spectateur de notre propre spectacle… Spectateur immergé de cette digue submergée de supporters d’insomniaques. C’est magique. J’apprécie le moment.

Une natation correcte où je suis resté concentré me permet de sortir de l’eau avec Vistica & Del Corral. Notre groupe de cailloux ascendant enclumes sort avec un peu plus de 5 minutes de retard sur la tête. Qu’importe, je suis avec les favoris… C’est maintenant que ça se joue. Il reste 230km de course…

À la sortie de l’eau, cette montée est magique… J’apprécie le moment.
J’ai mes Nines venus en nombre qui m’attendent haut parleur à la main au milieu de ce public. On se croirait sur le tour… C’est phénoménal.

Puis on tourne à gauche, et là… C’est plus pareil. La course commence. Fini les spectateurs, exit les mégaphones. On est seul entre nous à se faire la guerre. Et je suis le premier à relever le pied me contentant d’un tempo à 360-375watts. Il reste 229km… Je ne suis pas joueur. Et apparement eux… le sont beaucoup. Ils s’en vont loin. Très loin… Et vite… Très vite.

Je me retrouve seul… C’est loin derrière, c’est loin devant… On a fait 15kilomètres… Et je me dis « Ma Nine… tu pars pour un looooong moment de solitude ». La descente technique permet d’apprécier les premiers rayons de soleil de cette longue journée…
Des rayons de soleil qui viennent te bouleverser le champs de vision en sortie de virage, qui te permettent donc grand nombre de suspens où tu manques de t’en mettre une à chaque virage en sortant au raz du raz. Qu’importe, les freinages sont minimalistes, j’ai pas l’temps de niaiser…

Au 40ème kilomètre, me voilà de retour à la civilisation… Ces supporters que l’on a abandonné 40 kilomètres plus tôt sont tous là… Et à nouveau… Tu profites comme jamais de l’instant magique qui s’offre à toi. Tu en as presque des frissons… Tu as une foule de chaque côté de la route, c’est énormissime… Puis à nouveau, tu tournes à gauche… Et là… C’est plus pareil… La course recommence… Fini les spectateurs, exit les mégaphones… Je suis face à moi-même à me faire la guerre… C’est loin devant et loin derrière.

Un peu avant l’izoard j’aperçois un type qui me revient petit à petit dessus.. C’est Jean-Eude Démaret… Il m’accompagne jusqu’à l’izoard… Puis s’en va… Dans l’ascension son allure irrégulière le mène à la faute… Je reviens dessus et j’en profite pour m’en débarrasser aussitôt. Je bascule seul. C’est loin devant… et de nouveau loin derrière.

La descente de l’izoard est rapide… ça descend à 90kmh. J’ai le cerveau enclenché sur le mode « COURSE »… Pour des questions de fiabilité et de confiance, j’ai l’ABS et l’anti-patinage déconnectés… C’est dire si je suis chaud…

Puis tu apprécies la partie de ‘transition’ sur le parcours parce que tu sais que la prochaine échéance c’est le mur de Champsella…

On y est… il est là ! le voilà qu’il se dresse face à moi. J’ai mon troupeau de Nines, mégaphone à la main qui me hurle dessus… Je les entends, je cherche la voix du coach qui me dit de monter moins fort pour visser au sommet… Je tourne les cannes, je me sens bien… L’instant est magique. J’apprécie le moment. (vidéo en fin de news)

Me voilà à Embrun… On est au 180ème, il reste 5km de montée… La côte permettant de remonter au village puis l’enfer final : le Chalvet. Je ne me fie qu’à mes watts et ma cadence… Je reste concentré jusqu’au sommet sur ce que j’ai à faire… Depuis le 80ème je suis seul… Je n’ai pas débranché, et ça ne va commencer maintenant… le Sommet pointe son nez… Dans la dernière descente, le cerveau passe du mode course au mode… OFF. C’est dangereux, ça va vite, mais c’est sensationnel.

Je rentre au parc en 9ème position… après 6 heures en selle…

À T2, je prends mon temps pour souffler un coup en me changeant pour le marathon… On enfile un haut sec, une paire de manchon, une ceinture avec des gels… Et c’est parti… L’objectif est de passer le marathon en 3h15-20… pas au delà… sinon le top10 s’en va pour moi…

Je pars sur des bases élevées pour rentrer sur les 7&8èmes hommes que je vois devant moi… je passe 8ème, puis 9ème, puis 8ème, puis 9ème, puis re-8ème…
Partir à 15 à l’heure, c’était une mauvaise idée… je paye l’effort, je plafonne à 13… Mais je repasse 8ème…
Place que je garderais jusqu’à la ligne grâce à mon acolyte du jour… Un barbu…. Je me le suis récupéré à la fin de mon tour, lui sortant du parc à vélo : il est légèrement moins entamé que moi… Et on s’aide à tour de rôle en s’empreignant du rythme de l’autre…
Au km37 je trébuche dans la partie en terre, il me relève, on repart ensemble à 14 à l’heure jusqu’à la finishline… Cet homme c’est le dossard 127… Cet homme c’est un type sympa comme pas permis… On se check avant l’aire d’arrivée… Lui repart pour un tour, j’abandonne ce compagnon à poil long… « bonne fin de course, Christophe ». et à ce moment c’est le bonheur… C’est ce bonheur que j’étais venu cherché… je l’ai trouvé… Celui de l’accomplissement… Le bonheur il est là. A cet instant. Ni avant, ni après.… Tu n’as plus qu’à partager ce moment… C’est magique j’apprécie le moment… Je fais durer le plaisir, en jouant avec le public…

Je franchi à la 8ème place la ligne de cet IRONMAN mythique qu’est EMBRUN… Puis une fois la ligne passée, le cerveau réenclenche le fusible douleur… Tout s’arrête : les jambes me lâchent puis les nerfs lâchent… Puis C’est terminé.

C’était magique. J’ai apprécié le moment.
Jé Meat’Pie, le Frère de Charlotte Morel qui n’a pas besoin d’elle pour exister.

(photo : Activ’images)

LIVE pendant la course dans le mur de Champsella :

INTERVIEW veille de course par TRIMAX Magazine :

INTERVIEW d’après course par TRIATHLÈTE MAGAZINE :

Victoire sur l’ironman70.3 Muskoka – avec deux lignes jaunes.

Salut les Nines, tabernacle.

Ce week end, j’étais en terre canadienne pour couper du bois. Et autant te dire, que j’en ai coupé du bois ma Nine.

IRONMAN70.3 Canada, me voilà. Bienvenue en Ontario. Le trou du cul de la planète terre.
Y’a rien. Les paysages sont les mêmes depuis l’époque des dinausores : des sapins, des lacs, et quelques ours résistants, qui ne se sont pas encore fait niquer par Trump.
Au milieu de tout ça, toute droite, bien rectiligne, y’a de la route… Elle est large cette route. Genre très large. Et au milieu de la route, y’a deux lignes jaunes. Et ça, ça fait tout, Nine.

Nan, mais faut le dire ! Parce que la photo de cette route vierge d’utilisation au milieu de cette zone vierge de civilation : et bah, avec deux lignes blanches, elle était dégueulasse. Mais ils sont malins et fort en marketing ! Ces deux lignes jaunes, elles font tout, et ils le savent, alors : pour le style ils ont ajoutés des petites bosses… beaucoup de petites bosses… Beaucoup trop de petites bosses… Et raides en plus, Mother fucker.

Ça y est ? Vous voyez le décor ? Bon.. Et à ça, vous imaginez les deux bon gros pêcheurs barbus, au milieu du lac, avec leurs chemises à carreaux, tous deux dans un kayak d’indien… Qui pêchent du saumon… Et vous avez le cliché, c’est ça l’Ontario.

7h00, coup de canon.. C’est parti. On y est.
7h09, mais qu’est-c’il fout d’zont c’t’abruti sans bois de caribous à lacher’l’group’ tabernacle ?! (Traduction : c’t’emplatre il lache le groupe comme un morceau de macabre).
7h10, je recolle.
7h15, on rentre dans le canal… Tel des saumons… en fait Nine, c’est une étape en ligne en natation ! On remonte le canal ! C’est parti pour la nage a contre courant… Je fais la natation de ma vie, avec les sensations de ma vie… Mais forcément, le chrono ne veut rien dire…
7h29, pays de merde. Je vois les gouttes qui viennent s’ecraser sur l’eau… Oui, il pleut au mois de juillet.
7h30. Je parle a mon vélo… « qu’est-ce qu’on est venu foutre ici ? Pays de m**de, p**ain de pluie de… Etc » et je t’epargne les secrets plus authentiques confiés à ma tronçonneuse a pédale..

94km d’enfer nous tendent les bras… 4km de rab. T’es un bûcheron ou t’es pas un bûcheron ?!

Ça monte raide, ça descend raide, ça monte raide, ça descend raide, ça monte raide, ça desc… T’as compris le truc quoi… Mais y’a deux lignes jaunes au milieu de la route Nine…
Et ça, ça biche.

Le cardio s’emballe explose puis repose, explose puis repose , explose puis… Ouais t’as compris le truc aussi quoi…
et là, je vois le panneau 5km. Huch. Ça va piquer.

le parcours change de direction… Surprise du chef… Fini la grosse route.. Les routes sont defoncées, toujours aussi raides de montée, raides de descente, toujours sans un mètre de plat… Mais rassurons nous : y’a les deux lignes jaunes, Nine…
et ça, Ça biche.

la deuxième partie du parcours retourne sur les grands axes… Et, en tant que bûcheron amateur, j’apprecie plutôt le bois que nous avons à découper… On peut emmener avec force, la route s’est élargie, les bosses sont moins raides et permettent de ne pas lâcher la position aero en moulinant bien… Et je suis rassuré : d’abord, parce qu’il y a deux lignes jaunes par terre, donc ça biche, et deuxio, je vois au loin un homme avec une voiture réalisant un super spectacle de son et lumière… Sans son. Y’a juste des gros giros’ à la ricaine quoi.

il m’aura fallut 83km pour revenir sur la tête de la course… C’est dire s’il a fallut tourner de la chaîne à couper du bois un moment…

11km plus loin, me voilà arrivé au bike Park, qui comme l’Ontario, est vierge de toute cyclopédication… Pardon, pas bike Park : à « l’aire-de-transition-où-sont-entreposés-les velocipèdes-des-athlètes » comme ils diraient dans la région du Québec. Mais là Nine, t’es en Ontario. Et en Ontario, c’est le « fuckin Bike Park » à la fuckin’ ‘Ricaine.

Bréf, à ce moment… Welcome to the zone-où-tu-te-dis-« aie-je-sais-pas-comment-ca-va-le-faire »… Nous y voilà. Certes, mon doigt de pied cassé ne fait absolument plus mal et je le sais… Mais… ce qui m’attend sur la partie a pied est un flou total au vue de la prépa …

mais bon, à cet instant, tu bâches la question… Parce qu’a cet instant tu arrives au coeur de la ville… Une ferveur à la ricaine sur 500m de montée sur le boulevard principal ‘ricain… Cloche, hurlement, youyouyouyouyouh’, « well work budy », et autre « looking good », ou ‘go go go go go’ éradiquent toute question.

Alors, j’ai suivi un conseil martiniquo-varois :
« Bwarf, vas y et vois après si ça passait ».

la montre affiche 17 a l’heure sur les 3 premiers kilos. Là, je me dis que le conseil peut éventuellement s’avouer défavorable. Je relâche un peu pour éviter une explosion a base de fracturation hydrolique du palpitant.

20 kilomètres plus tard, dernier kilomètre, avg pace : 3’45 m’indique la montre… Je n’ai plus qu’à suivre les deux lignes jaunes qui remontent à l’arrivée…
Nine.. l’histoire se termine ainsi.
Je remporte l’ironman70.3 Muskoka Canada.
Ça biche. Enfin, ça caribou, du coup.

À bientôt pour de nouvelles aventures chocolatées, avec deux lignes jaunes… Parce que ça fait la diff. C’est marketing.

jé Meat’Pie.

Nb :petit mot à Ju’ l’Aiguille, mon acolyte du jour qui s’est fait piqué ses gels dans le parc a vélo… Et faire un triathlon sans ravito, c’est comme aller couper un arbre à la scie sauteuse: ça passe pas. Finisher quand même.. t’es bûcheron ou t’es pas bûcheron ?! Bam.
Du côté du ranking, le classement reste le même puisqu’il n’y avait pas de points a engranger.

Triathlon des Vannades – 2 minutes de trop pour ouvrir le compteur…

Salut les Nines,

Hier a eut lieu le triathlon international, pardon. interprovençal des Vannades.

C’est un triathlon avec un plateau souvent copieux, mais très régionalisé… Mais sachant qu’on a de lourdes pépites dans la région comme des gars du type Garcin, Pujades (et natif du pays de la durance qui plus est), ou encore un Jacobi, qui traîne dans le coin… ça fait chaque année son petit effet.

A la dernière minute, mais genre dernière de chez dernière parce qu’il 8h28 et ça ferme à 30 le parc à vélo… je me pointe dans l’aire de transition, et le speaker me demande l’objectif de la journée… « Je veux rentrer en bike sur La Puje, puis après on verra » lui dis-je… Et là, BAM. Flash info. Coup dur. Silence assourdissant. le monde du triathlon manosquin s’arrête : La puje en personne n’est pas là. Le gars ne vient pas. Raaaah la vache. Le Nine me casse tout mon plan. Et du coup, je lui dis : « Et bah je veux le gagner, alors ».

Et c’est sans compter sur une bonne petite nat’ que je crois un peu au succès. Le départ se passe bien, je recolle deux fois au groupe, la 3ème je ne vois pas la cassure se faire, je suis piégé… mais je me dis « A vélo, t’as les watts ma Nine… Patiente dans les pieds, tu rentreras». Je sors 9ème et je fonce récupérer la machine. Sauf qu’à ce moment, je pensais pas que l’écart était déjà d’une minute et quelques…

Me voilà sorti du parc à vélo… Et tout se passe bien. j’ai de bonnes sensations et des bons Watts. OUAIS… ‘fin Sauf que le Nine de devant, il les avait encore plus que moi le salaud. Malgré de l’écrabouillage de bon jour, je paye un peu mes dernières sorties intensives, sorties en muscu, ou sortie de veille de course qui commence par 30 minutes à 38 de moyenne (ouais, du grand n’importe quoi, mais j’avais un KOM à récupérer… Pottier, je t’ai défoncé… ). Je prendrai une minute supplémentaire… Une lourde minute qui me prive de tout espoir de rentrer à pied…

Je terminerai deuxième, et voilà tout. 2 minutes de trop pour ouvrir le compteur.

Cette « sortie à dossard » m’a permis de faire mon second footing… dans les sous bois des vannades…et c’est ça que l’on retiendra : à pied, c’est reparti. [Bon aujourd’hui je marche en canard, je suis courbaturé comme pas permis… mais mon orteil est comme neuf ! 🙂 Je vais pouvoir m’entrainer de nouveau].

Bref, demain, on retourne au charbon… Et samedi-dimanche… Course à étape… j’y vais pas pour beurrer les coquillettes.

A Samedi pour de nouvelles aventures chocolatées,

Jé Meat’Pie

 

Tour des portes de Provence et Mercan’TOUR… J-1 avant le plus long week end de ma vie

Salut les Nines,

on est vendredi… mais on est pas que ça, parce qu’on est surtout une veille de course…

Mais pas que ça non plus, parce que le jour de la course on sera aussi une veille de course…
Mais pas que ça encore, parce que ce deuxième jour de course se joue dans les Alpes…
Mais pas que ça non. Elle se joue dans des vrais cols. Qui font vraiment mal. Et j’ai un vraiment un braqué inadapté monté sur mon vélo [39×25]. Mais pas que ça, je suis dans une phase de bornage extrême. Je suis rincé. Et je m’inflige un week end de débile… Et le pire.. C’est que je suis presque content.

Alors, on est veille et avant veille de course le même jour, ça ça biche.
Faire ce genre de chose, c’est débile… Donc par définition : ça biche.
En somme, on est donc J-1 avant un week qui biche. 😀

A demain pour des nouvelles aventures chocolatées…
Et à dimanche, si je m’en sors en vie.

Jé Meat’pie.

 

Une saison pas comme les autres… enfin, si.

Salut les Nines,

Dans la série noire, je continue… Après un triceps sectionné en 2015, un accident de moto en 2016, je me pète l’orteil en 2017… [ Ah et en 2014, c’était le tendon rotulien qui me faisait défaut… ]

Je m’habitue à ce genre de péripétie, mais je dois reconnaitre que là… ça m’atteint. Nous sommes à un petit plus d’un mois de mon dernier half avant embrun, et ça fait 17 jours que je ne cours pas… super.

Bref, en attendant, on roule parce que ça, ça me fait pas mal, on prend des watts… et on prend des tirs aussi…
J’ai eu la mauvaise idée de m’aligner sur le championnat PACA élite de vélo. L’objectif étant d’aider les copaings..

Enfin si.. au Km 18 j’attaque… Encore une bonne idée, tiens ! mais faut dire, c’était tentant : un grand bout droit, du plat, au bon endroit au bon moment.. Je sacoche le long du peloton, suivi par Champossin… On fait 500m avant de se faire gober… et là… J’ai mal. Mon dieu que j’ai mal.. Mais comme j’ai maaaaaal ! OUUUAAAAH Ca picote ! Ouf ça bascule… merde, ça remonte… OUUUUAAAAAAÏÏÏÏÏÏÏÏEEEEEEEE j’ai mal! Aïe, je saute.

25ème kilomètre : Gruppetto!! Pour finir avec 14 minutes dans la poire, 47ème…

Bref, vous l’aurez compris… Les nouvelles ne sont pas trop trop rassurantes mais… En attendant, le travail continue… On borne. On bosse. On mange. On dort… Et on remet ça.

A bientôt pour de nouvelles aventures chocolatées…

Jé Meat Pie
(Join me on instagram for more choco’news!!)

VENTOUXMAN – DNS pour une histoire de claquettes !

Salut les Nines,

J’ai une triste nouvelle : je ne serai pas au départ du ventoux man ce dimanche…

Le var est le plus bel endroit du monde, peut être… on y vit en tong, peut être… mais les tongs ont ce risque de chopper les bouts de meubles qui dépassent…

Vous l’aurez donc compris… Mon petit doigt a ramassé. Putain que ça fait mal… mais putain que ça fait mal… Bref, je suis non partant…

Et dégouté, aussi.

Bonne course à tous les VENTOUXMEN & WOMEN….

En attendant, ça roule.

A bientôt pour de nouvelles aventures chocolatées.

Jé Meat’Pie…

et aussi, ,n’oubliez pas de visionner le JT du triathlon n°5 ! 😉

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IRONMAN 70.3 Barcelona – « Il n’y a que les peureux qui ont peur »…

Salut les Nines,

J’ai une peur ibérique à vous raconter.

Dimanche devait avoir lieu sur l’ironman70.3 la terrible rencontre Alistair Brownlee Vs Jan Frodeno…

Duel de choc. Affrontement de titans. La course de l’année. ou encore, « Qui de l’élève ou du maître… ? »…
Les titres des journaux spécialisés allaient défrayer les passions et animer les chroniques, ou bien défrayer les chroniques et animer les passions, plutôt… Mais rien de tout ça n’a eut lieu. Non… Rien… Aucun journal ne titrera son mag’ de la sorte… parce qu’Alistair, a eu peur…

Alors voilà… Moi, j’ai pas eu peur de m’aligner sur l’IRONMAN 70.3 Barcelona… Et vu la star list… y’avait franchement de quoi avoir peur… Un top 15 était une course réussie… C’est dire. Et vu que je n’ai pas commencé le travail d’intensité… Un top 15 était une course TRÈS réussie.

La veille de course, quand je pose mon vélo, j’ai pas peur.
Quand je signe à l’engagement des pros… J’ai pas peur non plus.
sur la course, quand je prends le départ, j’ai pas peur…
Quand j’arrive à la première bouée, j’ai pas peur…
Je peux plus respirer, je suis sous l’eau… J’ai pas peur
Merde. le con. j’ai pas peur mais je viens de perdre 1mètre.
2mètres…
Merde, j’ai bien peur de voir le groupe s’enfuir…
3 mètres, Et voilà qui est fait… Le gros groupe me lâche. je suis seul au monde…
Heureusement, y’a des poissons à regarder…ou pas.

Arrivé dans l’aire de transition, je reviens sur le groupe… j’ai pas peur…
Je vais pour prendre mon sac: merde ! Y’ plus mon sac! J’ai bien peur ! Ouf je le retrouve, par terre: j’ai plus peur.
Je pars dans le parc, et là que vois-je…? Un type qui va pour me prendre mon vélo… Dans le feu de l’action, et avec toute la politesse du monde je lui demande de gentillement reposer le matériel qu’il tient dans la main… (Oui, je te laisse imaginer la politesse « du-feu-de-l’action »)…
ll a eut peur…

Bref, me voilà parti un peu à contre temps du groupe… je me retrouve tout seul… Mais j’ai pas peur. je suis habitué à rouler seul… Je rattrape les mecs de devant qui ont sauté… Et je leur fais peur.

Arrivé au parc, Là… je prends peur… Je vois le nombre de vélo aligné et je m’auto-dis : t’as été complètement à coté de la plaque Nine…
Effectivement, je viens de payer une grosse erreur : j’ai pris mon vélo de route… pas mon CLM… Et c’est la loose. Etienne me l’avait dit la veille : « t’as un autre vélo à mettre dans le parc demain? parce que là tu vas ramasser ». Merci du conseil Etyche.

A pied, j’ai pas peur de sauter. Je maintiens un tempo régulier me permettant de remonter place après place et d’intégrer le TOP15 en récupérant la 13ème place à 500m de la ligne… Il me manque 21 secondes pour péter cette barre de l’heure-vingt… 🙁

L’objectif est atteint, top15 espéré top 15 accompli… 50 petits points dans la besace me permettant de remonter un peu au classement PRO70.3

Bref, y’a que les peureux qui ont peur, comme dit Rudy.
Et j’ai pas eu peur.

A bientôt pour de nouvelles aventures chocolatées,
Jé Meat’Pie.

Photo by : www.montana-ridez.fr

Olivier Marceau… Ce vieux brigand m’a terrassé.

Salut les nines,

Hier, alors que tous les QG de campagne et les conseils politiques de France et de navarre étaient en stress, se déroulait le xterra TRIMARACE.

dans les eaux du lac de saint cassien, la vieille Marçouille a fait des siennes… Malgré les conseils de son aide-soignante de la maison de retraite, Olivier se met à tirer le paquet.

Ils s’extirpent à deux, et je suis le troisième homme de cette situation… Je pète à la bouée en prenant des bonnes vaguelettes dans la tête.

Arrivé dans le parc, qui c’est que je vois ? ce vieux briscard s’en allant à pied, avec son déambulateur en guise de vélo, ou de vélo en guise de déambulateur.

Rah le bougre, je foire ma transition ! C’est parti, 500m, une branche dans la roue, je fini au tas, je nettoie tout ça de mon vélo, et je repars. la course se fait… On zigue, on zague… Mais putain, c’est pas vrai ! pas l’ombre d’un Marceau à l’horizon. Il nous a fait un arrêt ! (Forcément, a cet âge, tu penses au pire !). Et bien non…

A t2, on m’annonce 55 secondes sur le champion de la maison de retraite des vieux chênes…

Sur la partie trail je rate un embranchement je perds du temps mais je conserve ma 3e place…

L’histoire est donc là, l’histoire est donc belle… Celui qui m’a mis au triathlon voilà 5ans vient de m’exploser du haut de ses 80 ans.

félicitations, Saint Père Oliv’. Gagner des courses à cet âge, ça vaut de l’or.

rendez vous dans 20 ans. Tu feras moins le malin

Triathlon de saint tropez, schizophrénie triathlétique

Salut les Nines,

Je ne sais plus où je suis… Je ne sais plus qui je suis… Car hier a eu lieu le triathlon de Saint Tropez, terre de victoire 2015… Terre de supporting-en-bequilles 2016… Et terre de schizophrénie en 2017 : J’ai remporté le triathlon de Saint Tropez avec une nat correcte, un gros vélo bien solide, et une course a pied a la hauteur de mes ambitions.

Sauf que ça, c’est un autre MOREL et qui le dit… Et en plus y’a une faute d’orthographe son nom…
bref, hier, je me sui fait atomisé par ce Kevin Maurel…

si j’ai certe complément mal nagé, mon vélo assez correct me permettra tout juste de poser à …. 2 minutes…
une avance pile-poil qu’il conservera jusqu’à l’arrivée…

Sauf qu’un petit jeune-futur-costaud du team raphaélois est venu m’expliquer comment il fallait courir vite a 2.5km de l’arrivee… Son manque de pédagogie m’a fait sauté et m’a fait plafonné à 18.3kmh de moyenne… Raaah vache ! ‘Vont vite ces jeunes..

Je termine in-extremis… 3ee.
Une belle partie de manivelle, une bonne ambiance… Bref, une belle séance d’entraînement en intensite entre gars !

plus qu’a retourner nager, parce que la c’est du n’importe quoi, vraiment.

A bientôt pour de nouvelles aventures chocolatées,

jé Meat’Pie